Le safety car

Publié le par Fab


Par Emmanuel Moine

Un certains nombre d’entre vous, souhaitait en savoir un peu plus sur le rôle et l’histoire du safety car. J’ai donc décidé, aujourd’hui, de vous en dire un peu plus, et surtout, pour les fins connaisseuses, d’essayer de vous en apprendre, encore un peu plus.

Le safety car, se distingue de son grand frère américain, le pace car. Outil de sécurité avant d’être un une réserve de rebondissements, « c’est un véhicule qui sert à neutraliser le déroulement d'une compétition automobile. En cas d'accident, de débris sur le circuit ou de conditions météorologiques trop dangereuses, elle entre en piste et se positionne devant le leader pour ralentir le peloton. Cela permet aux commissaires d'intervenir en toute sécurité pour nettoyer la piste, évacuer une voiture accidentée ou encore aux médecins de porter secours à un pilote blessé ». Selon la définition officielle de la FIA.

Il apparait en course automobile pour la première fois en 1973, au grand prix du Canada, suite à l’accident du merveilleux François Cevert. La première est pourtant un raté puisque la voiture de sécurité bloque Fittipaldi alors deuxième et laisse filer l’américain Revson, sur McLaren, se positionnant alors en queue de peloton, avec près d’un tour d’avance. On ne reverra plus la voiture de sécurité en grand prix pendant vingt ans. Trop « américaine », elle ne rentre pas dans le moule « gentleman driver » dicté par le monde de la F1.

1993 marque un tournant. Les directions de course, usées par la succession de drapeaux, jaunes et rouges, pendant les courses, se réunissent et demande à la FIA de reprendre l’utilisation du safety car. Entre 1993 et 1996, le choix du modèle de la voiture est laissé aux organisateurs de chaque course. C’est l’occasion, pour les constructeurs de promouvoir leurs nouveaux modèles de série. En 1994, l’Opel Vectra, pendant le grand prix d’Allemagne, complètement inadapté à ce rôle, engendre quelques complications, puisque sa lenteur ne permet pas aux pilotes qui la suivirent, de maintenir leurs pneus en température. L’autre crainte, vis-à-vis de l’utilisation de la voiture de sécurisé, concerne l’intérêt que certains directeurs de course aurait pour relancer le suspense. Il a, jusqu’à présent, été utilisé avec parcimonie, même si le « crash gate » nous a prouvé que l’inverse restait possible.

Le dernier chapitre de l’histoire du safety car s’écrit à partir de 1997. Cette saison marque l’implication décuplée du constructeur allemand, Mercedes Benz, en formule 1. Il signe, en outre, un contrat avec la FIA pour fournir des voitures de série, préparées par AMG et adaptées aux situations de course. Longtemps la SLK 55 AMG et la CLK 63 AMG interviendront en course. Depuis 2008, la SL 63 AMG les a pourtant remplacées. Le pilote du safety car, qui s’entraine, tous les jeudis précédant un week-end de course, n’est autre que Bernd Mayländer, ancien pilote Mercedes en DTM et depuis, véritable porte drapeau de la marque à l’étoile.

Le safety car est toutefois l’outil des grands pilotes. Chacun a d’ailleurs son astuce. Shumacher et Alonso étaient et sont les plus grands spécialistes du re-start. Le premier aimait camper, juste derrière le bolide allemand jusqu’à ce qu’il s’efface. L’espagnol, aime ralentir le peloton, jusqu’en constituer une sorte de grupetto à l’arrêt avant de réaccélérer lors du re-start. L’an prochain, le safety car risque de jouer un rôle majeur avec la suppression des arrêts aux stands.

Vidéo de la Mercedes SL 63 AMG Safety Car




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Manu-Cazzu 02/11/2009 13:47


Merci mes amis !!! quelle grossière erreur !
Avec toutes mes excuses, et surtout merci de votre attention !!


plume 28/10/2009 02:07


J'allais faire le même commentaire


Fab 28/10/2009 08:16


Merci fidèle lecteur !!! La faute a été réparé !!! A++


Daniel MARTIN 27/10/2009 14:48


"Il a, jusqu’à présent, été utilisé par simonie"avec
parcimonie plutôt non ?


Fab 28/10/2009 08:16


salut daniel !!! Faute rectifiée !!! Merci...