La FIA savait pour Singapour dès 2008

Piquet Sr avait averti Whiting
Nelson Piquet Sr a révélé que la FIA était au courant de l'affaire de Singapour depuis novembre 2008, indiquant qu'il avait averti dès l'an dernier Charlie Whiting, directeur de course de la Formule 1.
Deux jours à peine après que Renault soit passée aux aveux et que Flavio Briatore et Pat Symonds se soient vus indiquer la porte de sortie de l'équipe française, le scandale de Singapour 2008 n'en finit plus de faire couler de l'encre et de réserver son lot de révélations.
Ainsi, après que Nelson Piquet Sr ait émis des doutes quant au fait que Fernando Alonso n'ait rien su de l'affaire à l'époque, on apprend que le triple champion du monde brésilien a informé la FIA de cette affaire il y a près d'un an, lors du Grand Prix de clôture de la saison 2008 au Brésil.
Le quotidien britannique The Daily Mirror publie en effet des extraits de l'audition de Nelson Piquet Sr réalisée le 17 août dernier auprès de Quest, la société d'investigation chargée du dossier par le FIA.
« Quand cette chose est arrivée à Singapour, je ne pouvais pas y croire. J'ai fait du sport automobile toute ma vie. Je ne pouvais pas croire ça. Et après, j'ai appelé Nelson [Piquet Jr] et Nelson a dit 'Oui, ils m'ont demandé si je pouvais aider et ci et ça'. Je lui ai répondu 'Mais t'aurais pu te blesser et, si tu ne t'étais pas blessé, tu aurais pu blesser quelqu'un d'autre' et il a répondu 'Oui, je sais, c'est mal', » a déclaré Nelson Piquet Sr.
Le Brésilien s'est donc entretenu de cette affaire avec Charlie Whiting, le directeur de course de la FIA, lors du Grand Prix du Brésil.
« Je suis allé le voir et je lui ai dit 'Ecoute, qu'est-ce qu'il pourrait arriver à Nelson si on révèle ça ?'. J'avais peur de foutre la carrière de Nelson en l'air. »
Selon le Corriere delle sera, qui publie d'autres extraits, Charlie Whiting a répondu que rien ne pouvait être prouvé. Quand Nelson Piquet Sr en a informé Max Mosley plus tard, le président de la FIA lui a d'ailleurs dit : « Charlie m'en a déjà parlé, mais on ne peut rien prouver à moins que quelqu'un vienne nous raconter les faits. »
Ce n'est donc qu'après le licenciement de Nelson Piquet Jr que la FIA ait pu obtenir le témoignage du jeune brésilien et donc les preuves nécessaires pour ouvrir une enquête même si, depuis, d'autres preuves ont pu être réunies à l'encontre de Renault, dont des enregistrements et des données télémétriques.
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